L’apiculture pastorale | Ecolodio | podcasts écologie & environnement

Abeilles-Mai-2008-038De nombreux apiculteurs pratiquent ce qu’on appelle l’apiculture pastorale en référence au mode d’élevage méridional des moutons. La transhumance des ruches s’effectue plusieurs fois au cours de l’année pour faire bénéficier leurs abeilles des floraisons successives et de la diversité des espèces mellifères, sauvages ou cultivées. Certains utilisent la transhumance pour offrir à leurs butineuses des menus diversifiés et obtenir ainsi des miels spécifiques, mono ou polyfloraux. D’autres fuient leurs régions d’hivernage au moment où les agriculteurs traitent leurs cultures, craignant l’impact des pesticides sur la santé de leurs abeilles.
Autrefois les ruches étaient portées à dos d’homme, de mulet ou sur des charrettes tirées par des bœufs ou des chevaux, les déplacements étant limités par la lenteur du voyage mais  elles peuvent   aujourd’hui être transportées sur des grandes distances à l’aide de camions à plateau.
Ce déplacement se fait le plus souvent de nuit, quand les colonies sont rentrées. Il faut éloigner les ruches à plus de trois kilomètres à vol d’abeilles pour éviter que les butineuses reviennent à leur ancien emplacement de récolte de pollen. On fait voyager les abeilles « ruches fermées » ou ruches « ouvertes ». La première technique, la seule employée jusqu’à une période récente, consiste à enfermer les abeilles et à les libérer à l’arrivée sur leur nouveau lieu de vie. Aujourd’hui on préfère laisser les ruches ouvertes, ce qui évite l’étouffement des colonies surtout s’il fait chaud et si le voyage dure plusieurs heures.

Pascal Percevault

Pascal Percevault

Responsable de la rubrique Agriculture Biologique de Fréquence Terre.

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commentaires

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  • C’est intéressant cette vieille pratique remise au goût du jour. Dans ce sens là c’est plutôt écologique, surtout que ça aide à la pollinisation des espèces végétales.

    Mais ça peut aussi être dévoyé. J’ai même vu un reportage où aux Etats Unis, ils louaient des abeilles pour polliniser en masse des vergers dans des régions de production intensive. Les apiculteurs expliquaient que c’était beaucoup plus rentable que la production de miel.

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