16 novembre 2018

C’est fin Décembre 2013, qu’une étude publiée par le site global change biology   a révélé une information d’importance : la réduction de la biomasse dans les fonds océaniques de l’ordre de 5% à l’échelle de la globalité des océans à l’horizon 2100, c’est-à-dire presque demain. 5% cela peut paraitre peu, pourtant compte tenu de la diminution déjà observée sur le dernier siècle, chaque point supplémentaire devient une source d’inquiétude en raison de l’effet domino qui peut être induit.

Cette étude qui révèle une disparité  des réductions de biomasse  des organismes peuplant le monde océanique  permet de projeter une diminution pour la plupart des régions, puisqu’il est estimé que 80% des habitats et écosystèmes clefs  seront affectés, notamment les récifs coralliens, les montagnes sous-marines, et autres havre de biodiversité.

Il est également suggéré que la taille des organismes marins se réduise, ce qui corrobore les études sur les conséquences sur l’acidification  des océans,  ces deux types d’études intégrant les résultats des  études  et simulations climatiques disponibles.

La cause ?  On suspecte  le ralentissement  global  des courants océaniques avec des  séparations nettes entre des  couches d’eaux de caractéristique différente, température et salinité notamment .sous l’effet d’un climat plus chaud et plus humide dans nos régions. De fait, ces courants et notamment les sels nutritifs qui  s’y trouvent moins mobile et donc plus hétérogène géographiquement ne seraient plus des vecteurs de croissance aussi actifs pour les premiers maillons de la chaine alimentaire. Par ricochet, les déchets biologiques  qui se déposent dans les fonds marins diminueraient également.  En appauvrissant les grands fonds, ceci conduirait à une réduction de biomasse.

La conséquence ?  Réduction de biomasse  égal réduction de  nourriture dans la chaine alimentaire,  ce qui conduit à une diminution des  prises  de pêche.

Bref, un autre constat de la réduction future des populations de poissons qui sans mesure immédiate est inéluctable en référence à l’époque d’absence de pêche industrielle destructrice, de pollution, ou de changement  climatique.

Pour en  savoir plus :

http://www.cea.fr/presse/liste-des-communiques/reduction-biomasse-dans-les-fonds-oceaniques-130121

L’étude en anglais http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/gcb.12480/full

Daniel Krupka

Daniel Krupka

Daniel KRUPKA, Plongeur, membre de differentes ONG oeuvrant pour la préservation et la protection des Océans, écovolontaire, il vous fait partager les enjeux et les menaces qui pèsent sur les océans, mais aussi les solutions individuelles ou collectives pour leur préservation au travers d’enquêtes et de rencontres insolites.

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