Journal de l'environnement: quelle agriculture pour demain? | Ecolodio | podcasts écologie & environnement

Dans l’actualité de l’environnement cette semaine, le 51e Salon de l’agriculture ouvre ses portes à Paris. “Un salon sous tension” titre Le Nouvel Observateur qui passe en revue les sujets qui fâchent le secteur agricole et agroalimentaire: de l’écotaxe à la crise de la viande de cheval en passant par l’opposition de la France aux cultures OGM. Pour reprendre les mots mêmes du ministre de l’agriculture, le gouvernement doit s’attendre à “un moment politiquement délicat” Le site terre-net.fr lui s’interroge sur l’avenir de l’agriculture. Car plusieurs lignes s’opposent. Les partisans d’une “agriculture compétitive“, d’abord, favorables aux “drones dans les champs qui aident à la gestion des parcelles, [aux] machines agricoles ultra sophistiquées ou [aux] robots pour nourrir ou traire les vaches“. C’est la vision de Jean-Luc Poulain, président du Salon.
Stéphane Le Foll, lui, veut croire en une agriculture qui concilierait respect de l’environnement, compétitivité et productivité. Quant à la FNSEA, le puissant
syndicat agricole, elle réclame “un allégement des normes environnementales pesant sur les exploitations et une simplification administrative“.
Des vents contraires en somme pour relancer un navire qui est passé “en quelques années du rang de 2e exportateur agroalimentaire au 5e“, souligne Terre-net.

Il y a un an et demi, Arnaud Montebourg déplorait le fait que la France ne soit plus un grand pays minier. Eh bien le ministre du redressement productif peut être satisfait. Il vient d’annoncer la création d’une compagnie nationale des mines. Ou plutôt une “renaissance” comme on peut lire dans Le Parisien / Aujourd’hui en France. Interviewé par le journal, le ministre explique que cette structure 100% publique aura pour but de “prospecter et exploiter d’abord notre sous-sol — tout en respectant les aspirations environnementales de nos concitoyens.” Arnaud Montebourg lorgne aussi fortement sur les autres continents riches en ressources et qui n’ont pas toujours les infrastructures adaptées.
Alors pourquoi se relancer dans l’activité minière aujourd’hui? Parce que, répond le promoteur du Made in France, “Un Etat qui ne maîtrise pas son approvisionnement est soumis aux décisions des autres : aux prix et aux quantités fixées par les autres.” Ainsi du lithium, de l’uranium, des terres rares… et
aussi, pourquoi pas, du gaz de schiste. “ Et si, dans [l’]esprit imaginatif [de Montebourg] , les minerais ne constituaient qu’une étape ?“, s’interroge Le Nouvel Observateur. Le ministre a toujours été attiré par cette ressource tout en rejetant les techniques d’extractions actuelles. On peut imaginer qu’une société minière publique aura la liberté de mener des recherches en vue de trouver des techniques plus propres.

Angers, Nantes et Limoges… voilà le podium des villes les plus vertes de France selon l’Unep, l’Union nationale des entreprises du paysage. Un enième classement qui montre tout de même une tendance: sur les 10 premières villes, 9 sont situées dans la moitié nord de la France, peut-on lire dans Les Échos. Lyon, Metz, Brest, Amiens, Reims, Nancy et Strasbourg figurent au top 10. Pour juger, les professionnels ont passé les 50 plus grandes villes française “au crible de cinq grands critères via une cinquantaine d’indicateurs”, explique Libération, le patrimoine vert accessible au public, la préservation de la biodiversité ou encore la gestion des déchets verts.
Ainsi Angers arrive en tête grâce à la part importante de son budget (5%) qu’elle consacre “à la création de nouveaux espaces verts“. Nantes, précise Les Echos, “se distingue elle par sa politique de biodiversité avec 12 hectares de zones humides, un inventaire annuel de la faune et la flore et 34 m2 d’espaces verts par habitant“.  Enfin il y a les villes qui innovent comme Lille ou Marseille qui développent des projets de toiture végétale ou Rennes qui encourage les murs végétaux.

Grégory Lesca

Grégory Lesca

Journaliste amateur d'actualité d'environnement et de voyages, j'ai mis ces trois passions au service de Fréquence Terre.

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