Des zones tampon pour une construction bioclimatique | Ecolodio | podcasts écologie & environnement

Construire une maison écologique, c’est avant tout appliquer les principes du bioclimatisme dès la conception du bâtiment. Ils permettent de s’adapter à l’environnement, d’en tirer partie, pour mieux le respecter et être économe. Parmi ces principes, il y a la construction de zones tampon.

Intégrer des zones tampon chez soi permet de maintenir un bon confort thermique dans les parties intérieures et chauffées de la maison, sans que cela n’implique une dépense d’énergie. En effet, ces espaces font soit office de barrière entre l’intérieur et l’extérieur, soit permettent de tirer partie de l’environnement. Les zones tampon sont ainsi des pièces non chauffées, situées entre l’intérieur chauffé et l’extérieur de la maison.

En clair, comme son nom l’indique, cet espace fait tampon entre l’intérieur et l’extérieur. Ainsi, sur la face nord de la maison, il s’agira de bloquer le froid extérieur, alors qu’au sud, la zone tampon tire partie de la chaleur du soleil. Ces précautions permettent donc de limiter l’amplitude thermique à l’intérieur, et donc d’assurer naturellement le confort thermique. Ces espaces de transition le sont d’autant plus qu’ils ne font pas partie de l’enveloppe isolée de la maison, une condition sine qua none pour constituer des zones tampon, car ainsi la température conservée est celle des pièces intérieures.

Les zones tampon sont donc de deux types. Tout d’abord au nord, ces pièces constituent une barrière contre le froid. Garage, cellier ou couloir, elles ont un rôle passif, comme une couche isolante supplémentaire, absorbant le froid et évitant que celui-ci s’infiltre à l’intérieur. De plus, elles sont placés sur la route des vents dominants, qui soufflent sur les murs et les refroidissent, la zone tampon fait ainsi office de coupe vent. D’autre part, au sud, la zone tampon est une véranda ou une serre et a un rôle actif. Elle tire partie de la chaleur du soleil, pour chauffer l’intérieur. Le soleil entre par les nombreuses vitres et chauffe l’intérieur de la zone tampon et donc de la paroi qui la sépare. Une VMC (ventilation mécanique contrôlée) branchée directement sur votre véranda accroitra encore l’effet de la zone tampon, en pulsant l’air chaud à l’intérieur.

 

Perrine Roux

Journaliste spécialisée dans les domaines de la maison et de l'environnement, j'allie ces deux thématiques pour nous aider au quotidien à réduire notre empreinte écologique et à être plus autonomes énergétiquement.

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