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Et voilà. Les fêtes sont passées. On a mangé. Du foie gras, de la dinde, de la bûche. Du chocolat. Et puis… de la galette des rois. Et on est passés à la Chandeleur et ses crêpes. L’autre jour, j’ai vu dans les magasins des œufs de Pâques. Début février. Ça va pas, non ?

Après, à quoi le tour ? Régime en couverture des magazines. Faut bien se préparer une silhouette pour l’été. Aller se bâfrer dans les hôtels all inclusive. Ça commence dès l’arrivée. Au moment du check-in. Un grand sourire, et hop : une boisson chimique et très sucrée. Dans la chambre, au début, une corbeille de fruits. Après, c’est fini. Que des chips bien grasses et salées dans le mini-bar. Les rois de l’agroalimentaire ont tout compris.

Et parlons des buffets. Remplis au fur et à mesure. Le matin, ballet de sucré et de salé. Viennoiseries, omelettes, fromage, charcuterie à volonté… Du gras, du sucre. Au goûter, oui, oui, il y a un goûter : jamais de fruits. Des crêpes, rien que des crêpes. Au sucre, au chocolat. Au miel. Déjeuner, dîner ? Quinze pièces de bœuf si vous voulez. Ça vous écœure ? Moi aussi.

Le surpoids, c’est devenu une question de santé publique. Surtout qu’on ne fait pas que manger. On boit. Nouveau concept : les all inclusive +. Des cuites aux alcools de qualité. Pas du local. Pourquoi s’en priver ? Une bouteille d’eau, c’est plus cher qu’une bière.

Au bout de quelques jours, on peut compter les minces. Même pas les maigres, non : les minces. Si vous êtes insomniaque, essayez. C’est un bon truc et ça change des moutons.

Pendant ce temps, les gens du cru meurent de faim. Les poubelles se remplissent. Ok, les piscines dans les hôtels au bord des plages, c’est désastreux pour la nature. Mais les tas de déchets, c’est pas terrible non plus.

Ah, j’oubliais. L’été dernier, j’ai vu une femme sans doute prise d’un instant de folie. Elle s’était fait tatouer une coupe de glace à la fraise surmontée de chantilly. Où ? À l’arrière du mollet ! Alain Souchon chantait « On est foutus, on mange trop ». On est foutus, on pense plus.

Marie Léon

Marie Léon

Journaliste, j'ai écrit sur l'avenir de la brouette et l'art de jeûner. Écrivain, je me suis trouvé un joli pseudonyme à consonance russe. Écolo, je rêve de gifler les cuistres qui jettent des mégots dans la rue, des canettes sur la plage et des sacs plastique dans la mer.

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