22 octobre 2018

L’objectif du Grenelle de l’environnement de 2007 n’est pas atteint. On en est loin.

Elles sont loin d’être un succès. Les autoroutes ferroviaires n’ont pas atteint leur rythme de croisière. Elles ont néanmoins bénéficié d’aides publiques conséquentes. Cela ne les a pas aidés dans leur développement.

Le Grenelle de l’environnement de 2007 avait fixé à cinq-cents mille camions embarqués par an sur des trains le bon fonctionnement des autoroutes ferroviaires en France. On en est à presque huit fois moins aujourd’hui. Autant dire qu’il y a du retard au démarrage. C’est ce que fait remarquer la Cour des comptes dans son rapport publié en février dernier.

Plusieurs raisons

Il y a plusieurs raisons à ce piétinement. L’une des plus marquantes est le manque de raccordement des lignes ferroviaires aux grands ports maritimes français. C’est pourtant des ports que vient le gros du fret, donc, du transport par camion et par train. Or ce trafic, combiné, ne se développe pas dans notre pays. Pire, il régresse. « Il a baissé de 16 % entre 2006 et 2014 », pointe le rapport des magistrats de la rue de Cambon.

Avec ce coup de frein, c’est tout le transport alternatif qui bouchonne dans notre pays. Il était prévu que le fret ferroviaire et fluvial accélèrent en 2015. Ils suivent la même tendance qu’entre 2006 et 2014. Ils ralentissent. Ce qui ne manque pas d’attiser la curiosité des observateurs de la Cour des comptes, qui font remarquer que « le potentiel du transport fuvial est sous-exploité, alors qu’il apparaît fiable, sécurisé et compétitif », s’interrogent-ils.

Sébastien Chauveau

Sébastien Chauveau

Journaliste, producteur, réalisateur

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