19 octobre 2018

 

Ce reportage à Bray-Dunes est à double face, car après la délectation au cœur de la remarquable Dune Marchand de la Réserve naturelle nationale, un peu plus loin, à la Dune Le Perroquet faisant partie de l’Espace naturel du Nord, j’ai fait demi-tour sur un coup de colère.

Un panneau annonçait « Travaux de restauration écologique », ce qui méritait des applaudissements et, à côté de lui, un autre, scandaleux. « Aujourd’hui chasse en cours ! » recommandant à la prudence.

Dès lors, je fais l’impasse sur cette Dune du Perroquet !

Pour présenter la Dune Marchand, voici des extraits du site web des Réserves naturelles de France : « La dune Mar­chand est si­tuée sur le lit­to­ral de la Mer du Nord à l’est de Dun­kerque. Elle fait par­tie des Dunes de Flandres. Elle forme un mi­lieu na­tu­rel et di­ver­si­fié en évo­lu­tion per­ma­nente.

La va­riété des mi­lieux at­tire une faune très di­ver­si­fiée. Dans les mares, zones re­fuges, de nom­breux am­phi­biens pro­fitent de la nour­ri­ture : on y dé­couvre les cra­pauds ca­la­mite, les tri­tons crê­tés ou en­core les gre­nouilles rousses ac­com­pa

 gnées de quelques li­bel­lules. Au prin­temps, on peut re­con­naître le chant du ros­si­gnol phi­lo­mèle dis­si­mulé dans les four­rés.
Avec près de 400 es­pèces, ce site abrite une flore très va­riée. L’oyat ou l’ar­gou­sier, l’élyme des sables : bien que rare sur ce site, il est bien adapté aux ter­rains salés du bord de mer. Son sys­tème ra­ci­naire per­met de pré­ser­ver la dune de l’éro­sion. Ce qui est appréciable.

Sur la dune em­bryon­naire, on trouve quelques plantes pion­nières adap­tées à un taux de sa­li­nité im­por­tant comme le chien­dent et le ca­ki­lier ma­ri­time.
La dune grise doit son nom aux cou­leurs pré­do­mi­nantes des mousses et des li­chens. Leur ins­tal­la­tion évite l’éro­sion du sol et per­met la fixa­tion du sable. Ces mi­lieux sont néan­moins très fra­giles : un pié­ti­ne­ment trop sou­vent ré­pété me­nace les es­pèces pré­sentes.
Consti­tuée de pe­louses rases, la dune grise ac­cueille des vé­gé­taux adap­tés aux condi­tions par­ti­cu­liè­re­ment sèches du mi­lieu : c’est ce qui ex­plique la pe­tite taille des plantes. Leurs feuilles sont sou­vent ra­mas­sées, poi­lues et char­nues comme celles des grosses plantes. Ces adap­ta­tions leur per­mettent de ré­sis­ter au vent, à la sé­che­resse et à l’air salin. Ah ! Comme la nature est belle !

Le tra­quet mot­teux est aussi un oi­seau de la dune grise. Au sein des mas­sifs du­naires, on trouve des mi­lieux hu­mides ap­pe­lés « pannes », to­ta­le­ment dif­fé­rents de dunes grises. Ces mi­lieux sont tout aussi ex­cep­tion­nels au ni­veau éco­lo­gique. »

Bien entendu, la présence de Fréquence Terre-Écolodio réside dans le fait d’attirer l’attention sur le respect et l’entretien de ce site exceptionnel que, quelques chiffres mettront davantage en lumière : la flore comporte 337 espèces, de l’oyat piquant à la gentiane, en passant par le peuplier, l’aulne, le frêne, l’orne, des plantes boréales, des orchidées…

Et la faune recense 162 espèces de vertébrés, 6 amphibiens, 140 espèces d’oiseaux dont 35 nicheurs, du rossignol au pinson.

Et, cerise sur le gâteau, c’est aussi un lieu de reproduction du phoque veau-marin.

Alors, bonne visite respectueuse de ce trésor de Dame Nature !

 

Pierre Guelff

Pierre Guelff

Pierre GUELFF est journaliste, auteur et chroniqueur radio et presse écrite. À travers ses ouvrages, ses émissions et ses chroniques, il défend avec passion la Nature, les notions de terroir, de tradition, de solidarité et de fraternité universelle… À « Fréquence Terre-Écolodio », il anime “Littérature sans Frontières”, "Nature sans Frontières" et "La Nuit porte conseil". Sur son site officiel retrouvez toutes ses émissions radio et tv (RTBF, VivaCité, TV5 Monde), ses ouvrages, sa biographie.

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